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22 Oct 2009

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FRANCOFANS : Numéro 5 - Août/Septembre 2004
FRANCOFANS : Magazine indépendant de la Chanson Francophone Actuelle
Numéro 5 - Août / Septembre 2004
On a recu récemment le dernier maxi des Voisins d'en Face, le Blaqual Bom et ce fut une agréable surprise de découvrir quatre titres plutôt rock, plutôt festifs et une partie multimédia avec un clip de qualité.
Notre curiosité nous a poussé à rencontrer ce groupe lors du festival Musique sur Table à Bordeaux (organisé par le groupe Sauskaramel). Après un concert explosif, électrique et humoristique, les Voisins nous ont accordé une petite interview sympathique...
Alors vous pouvez vous présenter ?
Tibob : Moi c'est Tibob, bassiste. chant. voilà... Je suis rentré dans le groupe il y a un an. J'ai apporté mon côté funk à la basse. Je me suis occupé de l'enregistrement du dernier maxi (pochette, visuel, clip) et c'est un peu mon bébé.
Marko : Je suis au chant et au saxophone. Je suis le créateur des Voisins d'en face le 23 février 1998. J'ai commencé dans l'école de musique de mon bled et les Voisins c'est mon neuvième groupe.
Yayou : Je suis le batteur du groupe. Ça fait deux mois que je suis avec les Voisins. Je suis au Conservatoire à Bordeaux.
Chips : Je suis « le guitariste héros», je suis entré dans les Voisins peu après que Marko a créé le groupe. Ma formation, c'est piaule, branlage devant cassette vidéo de guitar hero, Guitare Part... Je ne sortais pas quand j'étais ado, je jouais de la guitare. Mes influences sont beaucoup plus métal et rock que les autres. Je suis un peu seul dans le groupe parce qu'ils parlent tous en solfège et moi je ne sais pas ce que c'est.
Et John, c'est notre papa depuis longtemps (2002). Il nous fait le son et il trace avec nous autant sur les grosses scènes pour les premières parties que dans les petits bars. Il fait partie du groupe.
Vous avez déjà joué avec Marcel et son Orchestre ?
Les Marcel, musicalement c'est quand même les papas aussi. On essaie de s'en éloigner quand même en mettant plus de rock'n'roll. On a fait leur première partie en 2001. C'est le théâtre Barbey à Bordeaux qui nous a appelé en disant «Il y a Marcel qui passe. Est-ce que ça vous dit ? - Euh.., attends... je réfléchis... Oui !» (rires) On s'est tous appelé... «Oui ! Oui ! Oui ! C'est bon, on la fait ! » Et en fait, on fêtait un anniversaire ce soir-là. On a dit aux Marcel « Si ça vous botte, on a du Champagne.» et on a fini la soirée ensemble. Du coup on s'est revu plusieurs fois... quand ils jouent dans la région, ils nous invitent. Nous on a joué au Biplan à Lille, on les a invités à venir jouer avec nous. Maintenant, avec les Marcel, on a un deal : à chaque fois qu'ils jouent dans la région. on s'appelle et on fait un deal Vin de Bordeaux / Bière du Nord.
Vous pouvez nous parler du festival «Musique sur Table» ?
Il y a des concert où ça le fait plus que d'autres et ce soir ça l'a fait tout seul. C'est comme un match de football, quand on a rien en face on ne peut pas jouer.
Sur la scène de ce soir, on a joué avec Sauskaramel, ce sont des potes... on s'est rencontré dans un petit concert. On a de très très bons contacts avec eux.
Marko : Ils ont fait une maquette et ils m'ont téléphoné pour me demander de chanter dessus et j'ai même joué du saxo. Ils ont fait à leur tour la première partie de Marcel et son Orchestre et ils m'ont invité à jouer ce morceau avec eux. Ils ont une association qui organise ce festival «Musique sur table», c'est le troisième cette année.
Vous faites des actions en dehors de la scène, dans le milieu associatif, par exemple ?
On est monté en asso aussi, mais c'est pour faire marcher le groupe et c'est vrai qu'on ne prend pas le temps de se pencher sur autre chose. En ce moment, on est en préparation d'un album.
Avez-vous le statut d'intermittent du spectacle ?
Non, mais c'est en cours... Le but, pour l'instant, c'est de faire des contacts et de rentrer dans le métier.
Sur le maxi, on peut voir un clip, vous pouvez nous raconter un peu ?
À l'image du groupe, quelque chose de décalé... on s'est amusé à faire une parodie de "A la recherche de la nouvelle star", dans un endroit bien miteux avec une chanteuse qui commence et qui chante une chanson à la Céline Dion. Les Voisins d'en face se ramènent genre «Qu'est-ce que vous foutez là ? et le jury s'ennuie profondément. C'est sur la chanson "Pendant la pub", une alternance de funk old school et de rock funk un peu violent. C'est la première du maxi et on a fait une alternance entre les scènes où on est un peu smile comme ça, bien habillé, avec une petite batterie... et les parties qu'on a tournées à Barbey, l'une des scènes les plus importantes pour Bordeaux, qu'ils nous ont gentiment prêtée pour le tourner, les coiffures, une batterie énorme. Et
donc, c'était pour compenser le fait qu'il n'y ait que 4 morceaux sur le maxi, on a rajouté ce clip plus des photos, etc... Tout a été fait par une équipe bénévole.
Qu'est-ce que vous racontez dans vos morceaux ?
Ça dépend des morceaux. On a des morceaux qui ne disent pas grand-chose et on le revendique. Et on a des morceaux où on veut bien lever le poing à condition que ce soit vraiment entre les lignes. Nous, on ne veut pas dire «Le Pen est un con, fumer c'est pas bon pour la santé... ». On préfère aborder les sujets différemment, raconter une histoire. C'est un peu une galerie de personnages. Par exemple la chanson sur le camping naturiste, c'est l'histoire d'un mec que sa nana a lâchement abandonné pendant les vacances d'été et qui s'est embarqué dans un camping naturiste. Ce n'est pas le meilleur endroit pour rester fidèle. Là, c'est un trip. Quand on aborde des sujets plus sérieux on préfère l'aborder avec humour en racontant l'histoire de gens qui sont victimes de quoi que ce soit. Des textes amusants sur une musique carton !
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